Illidan, c’est un peu l’Indiana Jones de l’histoire de WoW. Incompris par ses pairs, il part à l’aventure de choses qu’on évite de côtoyer, généralement de peur de déclencher la colère de quelques divinités de bas étage ou de la concierge en organisant une after avec ses potes le mercredi après-midi.
Pour résumer l’histoire de ce joyeux luron à nos tendres amis ignares qui nous lisent, voici :
Illidan, petit déjà, aimait trucider des gens qui chantonnaient et qui était, au demeurant, tout roses, ce qui avait la particularité de les rendre sympathiques. Ainsi, dès sa plus tendre enfance, Illidan mettait un point d’honneur à éclater de la ménagère, à crucifier des bambins écartelés, ou encore à mettre en bandoulière des viscères des fœtus pour y ranger son iPhone.
Illidan craquait grave pour une nénette répondant au pseudonyme de Tyrande, ce qui, je vous l’accorde, est exagérément capilotracté car nous savons tous que ce nom était déjà rendu célèbre par la chanson racontant « Quand je vois Tyrande / Je bande ». Seulement, Tyrande en pinçait pour le frère d’Illidan, le ténébreux Malfurion ; et il faut dire qu’elle était assez peu attirée par les penchants de sociopathes de notre ami. Ainsi, un jour de Mai, une fois que les feuilles faisaient cui-cui et que les oiseaux tombaient de leur branche, pétrifiés par l’ennui de constater qu’encore une fois le monde était bien trop beau et chaud pour rester tel quel, Illidan fit une démonstration de break-dance à Tyrande. Manque de bol, Tyrande avouait plutôt des penchants pro-tektonik, ce qui n’était pas pour déplaire à Malfurion adepte depuis de longues années du stepping acrobatique en apesanteur.
Illidan, déçu de n’avoir pu séduire sa belle, se dit que son manque de dynamisme en phase ne pouvait être que l’unique responsable de son échec, et de l’égarement momentané de Tyrande pour des morceaux autoproclamés novateurs, qui s’approchaient au passage autant de l’harmonie que la douce odeur de déjections d’écureuils s’approche du cadeau de Noël miracle pour maman. Il jura alors de s’entrainer jusqu’à récolter un max de comz lors de ses démos.
Aussitôt dit, aussitôt fait, Illidan décida de se rendre au temple perdu du break pour perfectionner son art.
En chemin, il rencontra un arbre astigmate (astigmate parce que presbyte ça fait rire les cons) qu’il prit d’abord pour une passoire, mais sans les trous. Cet arbre se révélant plus utile sous la forme d’une pancarte, Illidan en fabriqua une afin de trouver sa route.
C’était au demeurant bien dommageable parce que j’avais de très belles idées de mise en scène de l’arbre pour la suite de l’histoire : je lui aurais donné un nom à rallonge et je lui aurais fait capturer des espèces de nains qui cherchent à faire fondre un anneau, et puis là y’aurait des machins qui feraient « groar » et tout. Ca aurait fait un tabac. Mais bon, c’est pas tout à fait dans les moyens d’une pancarte de capturer des nains, donc bon, tant pis.
Sur la route, il fit la rencontre de quelques Elfes de Sang. Leur groupe était composé d’un débile, d’un tocard, d’une salope et de pals mas-sifs. Illidan se dit que décidément ça avait vraiment la gueule du groupe idéal qui permettrait de démontrer à Tyrande le ridicule de la tektonik, et gagea que s’il les invitait au Black Temple, ils kifferaient les hordes de nanas sans vêtements qu’il mettrait à leur disposition (oui, la salope aussi, c’est MON histoire).
Ici, c’est le moment où je sèche sur les multiples plans qu’il va falloir élaborer pour vous faire deviner qu’il recrute les uns après les autres les différents boss de BT. Je vous dirais que même si ce qui précède tient difficilement la route, vous faire croire qu’il rencontre successivement une conne à quatre bras, un rubixcube bizarre à trois faces, Quasimodo en rouge, Batman, un All-black et l’équipe de réserve pratiquant l’Aka non stop, Bibendum en version bleue et un professionnel du tir de fléchettes relèverait vraiment d’une prédisposition à un débit mesuré de conneries profondément développé.
Imaginons simplement que tout ce petit monde revient au Black Temple, et que ça colle plutôt pas mal dans la conception qu’Illidan se fait d’une argumentation pouvant mener Tyrande à abandonner son 2Be3 pour lui.
Seulement, c’était sans compter sur la capacité de Malfurion à s’adapter au nouveau stylZ d’Illidan. Là où ce dernier tentait une conversion osée mais possible de celle qu’il convoite avidement, ou même à mort d’hier (Oooohhhhhhhhhhhh), Malfurion avait plutôt tablé sur la facilité. « Hé oui », dit Tyrande, « Le Métro ça lui connait gars, il y dandine (*) le boule depuis des mois pendant que tu jouais avec ton tractopelle pour trouver la vérité dans des trous perdus dont j’imagine l’odeur rien qu’en voyant ta gueule ».
L’affaire semblait compromise, mais c’était sans compter sur sa copine la pancarte, puisque sur son conseil, il lit Dary (*) Cowl en chemin. Partant de là, quelques répliques cinglantes en tête, Illidan se jette dans l’arène et entrevoit déjà les papouilles qu’il va pouvoir faire au fidèle compagnon de Tyrande, son chat ras (*) de poil, mais long de viscères qui ne manqueront pas de lui servir pour sa nouvelle bandoulière Nike.
Il demande alors à son Kr3w de klapper ses hands afin de canaliser en lui un maximum d’énergie groovesque. Manque de bol, les canalisations n’étant pas tout à fait le fort du plombier du coin, qui avait travaillé dans l’urgence et dans le blizzard pour réparer la dernière avarie, il fallut revoir certains aspects du firmware de l’indispensable iPhone d’Illidan. Sans musique, pas de groove, sans groove, pas de move, et sans move pas de phase. Or, Illidan ayant arrêté ses études de maroquinerie en 4ème, il lui fallut du soutien.
« Ignace, Hervé, if (*) then else ça me dépasse. Débuggez moi ça fissa que j’explose ce rase trottoir sur le champ. »
Fort de son porte bonheur personnel et exclusif, il déposa son reliquaire enfin réparé et pria l’assemblée de prêter attention au spectacle auquel il allait se livrer, sous leurs yeux ébahis.
La prestation d’Illidan fut brève mais intense. Tel un caribou happé par le besoin d’assouvir ses instincts naturels de préservation de l’espèce, sentant venir l’hiver dans son cœur, Illidan ne parvint à phaser qu’une lamentable fois avant de relacher toute son ardeur dans de larges effluves bleues que beaucoup tendent à appeler, de nos jours, « les putains de lasers de merde qui contrecroisent dans tous les sens et que nos autistes de tanks sont pas foutus de voir, affublés de leurs gros culs et des moignons qui leur servent de doigts »
« T’es rond (*) mais t’es chou. », dit Tyrande, « te fatigue pas va, tente la natation synchronisée, tes bourrelets te serviront là bas. »
Tyrande était cruelle, mais juste. Illidan s’était montré lamentable. Inutile de détailler la qualité de la prestation de Malfurion qui avait tout pour plaire, notamment une coupe à 200 golds, datant de la veille, si bien architecturée qu’une brouette (sauvage) aurait pu s’y tapir sans qu’on ne la décelle.
« Aka, ma (*) religion, ma vie, ma soif. Aka, tu m’abandonnes. Aka, pourquoi ? »
Parce que. Tout comme Dieu et Chuck Norris, Aka refuse qu’on l’invoque par son prénom, et c’était donc un Illidan renié et tout triste qu’on pouvait admirer sur la terrasse Ata’mal.
« Suprêmes us (*) et coutumes,
Robert de Niro,
dans la détresse me plonge cette plume,
pourrais-je jamais toucher ses lolos
Nageant,
tu s(*)uivais pourtant le phare,
coulant,
tu n’avais plus pied dans la marre
Si au loin je m’égare,
si au loin je m’emporte,
de cette vivace tare,
jamais on ne se déporte »
ON T’A BIEN TROUE GROS TAS OUAIS. TOI ET TES POTES ON TE CONTRE-RETOURNE SANS LES MAINS.
NB : Pour les adeptes des jeux de mots de merde, vous en trouverez à proximité de la signalétique suivante : (*). Appréciez celle de Gurtogg, j’en ai chié. Merci.